04 avril 2007
Bon anniversaire ma Zazou
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J'aurai aimé que jamais tu ne grandisses, que je puisse toujours venir frapper à ta porte pour jouer aux barbies ou chanter des chansons de Roch Voisine, comme quand on était petites... Mais le temps passe, et nos complicités évoluent. On partage toujours, mais autrement. Il ne tient qu'à nous de resserrer ce lien fort qui se distend parfois à cause du quotidien, de nos vies respectives, des km...
Mais chaque moment passé avec toi reste un cadeau. L'avenir semble plus doux quand je le vois à ta façon, plus rassurant quand je sais que tu seras toujours là, plus léger quand je pense à nos fous rires, plus concret quand tu me sauves la vie chaque mois de janvier ;)
Bon anniversaire ma petite soeur, ma partenaire de GM, mon autre moi, mon 1 en 2.
Je t'aime très très fort
Tu viens comme dans un rêve
Et tu t'endors tout contre moi
Comme le jour qui se lève
Dans mon cœur quand j'ai un peu froid
Tu souris et rien n'est plus tendre alors
Que le vent et la pluie
Qui glissent sur ton corps
Si la nuit te fait peur
Seule tout au fond de ton cœur
Si tu cherches une amie, pense à moi
Je n'serai jamais loin de toi
Et même, si c'est toutes les nuits
Si je dois passer ma vie
A te consoler, je serai là
Je n'serai jamais jamais loin de toi
Tu vis comme dans mon rêve
Tu te réveilles tout contre moi
Chaque jour qui se lève
Me fait douter mais tu es là
A jamais, dans mes joies, dans mes désirs,
Pour toujours, je voudrais caresser ton sourire
Et même, si tu cries, si tu pleures
Même si les hommes te fonts peur
Si leur folie t'enchaîne les bras
Je n'serai jamais loin de toi
Et même, si demain tu m'oublies
Si tu rêves d'une autre vie
Tu peux partir là où tu voudras
Je n'serai jamais jamais loin de toi
Si la nuit te fait peur
Seule tout au fond de ton cœur
Si tu cherches une amie, pense a moi
Je n'serai jamais loin de toi
Et même, si demain tu m'oublies
Si tu rêves d'une autre vie
Tu peux partir où tu voudras
Je n'serai jamais jamais jamais jamais loin de toi...
(Laam)

Et n'oublie pas que c'est NUL de laisser sa soeur en gage au Quick!
Alors viens faire un caaaaaaaaaaaaaaalin!

25 mars 2007
Commencer à être petit
Il y aura
Et puis. Et puis après.
Et puis après il y a eu cette maison. Un pensionnat. D'abord. Oui, d'abord ce pensionnat. Elle m'y a emmené, la dame. Madame l'Assitante Sociale. Dans ce pensionnat. C'est comme une colonie de vacances, ils disent, les autres enfants. Sauf que ça dure plus longtemps. Toute l'année.
Il n'y a pas de vacances et pas d'été et pas de dimanches.
Il y a le pensionnat. C'est propre. On dirait une clinique. Des femmes lavent tous les jours, les murs sentent la peinture, tout est rangé. Il n'y a pas de poussière. Pas d'araignées. Rien.
C'est un pensionnat pour enfants. Son nom, c'est l'Institution. On n'est que des garçons comme moi. Il y a des garçons partout. Ils jouent au foot dans la cour, ils se battent, on va en classe, on étudie, ils jouent.
Entre nous, on ne parle pas d'avant. Jamais.
Papa non plus. D'abord, il ne vient presque jamais. Il paraît que c'est trop lion, l'Institution. Quand il vient, il ne parle pas d'avant, lui non plus.
Ni d'après.
Ici on s'occupe de nous. On nous occupe.
On nous nourrit, on nous fait dormir dans des dortoirs, on nous fait lire et écrire et compter. Et conjuguer.
J'ai appris le futur. J'apprendrai. Tu sauras. Il connaîtra autre chose. Nous irons ailleurs. Vous verrez bien. Ils en resteront sur le cul, papa et sa femme.
Je me marrerai en pensant à avant.
C'est ça. C'est aussi simple que ça: il y avait le passé, il y a le présent, il y aura après.
Rien que le futur simple, c'est déjà un chouette indicatif. Je trouve.
Je l'ai dit à la maîtresse. Je lui ai dit "Tu sais, je préfère le futur, comme indicatif". Elle a dit "si tu veux". Elle a dit aussi "fais quand même attention à la conjugaison, la concordance des temps".
"J'essaierai de faire accorder" je lui dis. J'ai compris que ça se marie, tout ça. J'aime la conjugaison.
La maîtresse trouve que j'apprends vite. Surtout les verbes. Quand je saurai tout ce qu'il faut savoir, elle dit que je sortirai du pensionnat. J'irai dans une famille. Je vivrai chez eux.
J'irai à l'école comme les autres. Il y a un collège juste à côté. A Saint-Elme, ça s'appelle. Le collège Anne-Frank. Il y a des classes où je pourrai aller. Comme les autres enfants.
Elle a dit, la maîtresse "tu verras, il y a des classes sympathiques". Elle a dit "tiens, la 6è d'adaptation par exemple". A ce qu'il paraît.
On verra. Après.
Je suis en train de ne plus penser à avant. J'ai oublié. Je m'en fiche. J'irai dans une nouvelle famille. Il aura fallu que je sache conjuguer, avant. Avant qu'on m'ait donné à cette famille. Nous y serons nombreux. Ils ont des enfants, déjà. Ils en ont eu. Avant moi. Ils ne savaient pas que je m'ajouterais.
Je sais compter, maintenant. Je peux dire que j'ai eu mon anniversaire il y a deux mois et douze jours. Ca serait un beau cadeau d'anniversaire pour l'année prochaine. Qu'ils viennent me chercher juste ce jour-là. Ce sera un dimanche, j'ai lu le calendrier.
J'espère que personne ne donnera l'adresse à papa. De cette famille. De mon futur à moi.
Ce sera un futur tout à fait simple: quand ils arriveront, je pars avec eux, et adieu l'Institution. et tout le reste. Juste le jour de mes seize ans.
Ils gagneront un enfant tout neuf. Je deviendrai leur dernier enfant.
J'aimerais tellement pouvoir commencer à devenir petit.
Fil de fer la vie de Jean-Noël Blanc
21 mars 2007
Ma peau, ma chair, mon sang
Elle ne voulait pas d'article particulier. Elle ne voulait pas que tout le monde le sache, ni qu'on parle d'elle.
Alors pour avoir l'air de ne pas y toucher, voici quelques mots que nous avons chanté ensemble, sur lesquels nous avons ri et pleuré... Mais qui disent combien je t'aime et combien je suis fière de toi qui es née le jour du printemps, il y a quelques années de cela...
Une chanson douce
Que me chantait ma maman
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant
(Henri Salvador)
Je n'imaginais pas les cheveux de ma mère
Autrement que gris-blanc,
Avant d'avoir connu cette fille aux yeux clairs
Qu'elle était à vingt ans.
Je n'aurais jamais cru que ma mère
Ait su faire un enfant,
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs
Cette fille aux seins blancs.
Et j'avais oublié qu'avant d'être ma mère
Elle avait mis trente ans,
Et qu'elle s'était donnée et qu'elle avait souffert,
Sous le joug d'un amant.
Je n'aurais jamais cru que ma mère
Ait pu faire l'amour
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs,
Cette fille aux seins lourds.
Je n'imaginais pas que ma mère soit encore
Si jolie, en gris-blanc,
Pour les yeux de celui qui caressait son corps,
Qui l'aimait à présent.
Je n'aurais jamais cru que ma mère
Ait su faire un enfant,
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs,
Cette fille aux seins blancs.
Si je n'avais pas vu cette fille aux yeux clairs
Qu'elle était à vingt ans.
(Michel Sardou)
Bambina tu me manques
Les photos qui me hantent
Sont des parfums de rue
Où je ne vais plus
Bambina si vivante
Reviens, j'ai mal au ventre
Bambina, dans ce corps
J'ai ton cœur qui bat
Je t'attends en bas dans la rue
Où l'autobus ne passe plus
Je chante à tue-tête
Tu verras j'ai la même voix
(Lara Fabian)

Maman, Maman jolie
Maman tu es la plus belle du monde
Aucune autre à la ronde n'est plus jolie
Tu as pour moi, avoue que c'est étrange
Le visage d'un ange du paradis
Dans tous mes voyages
J'ai vu des paysages
Mais rien ne vaut l'image
De tes beaux cheveux blancs
Tu es, Maman, la plus belle du monde
Et ma joie est profonde
Lorsqu'à mon bras
Maman, tu mets ton bras
Maman tu es la plus belle du monde
Car tant d'amour inonde tes jolis yeux
Pour toi, c'est vrai, je suis malgré mon âge
Le petit enfant sage des jours heureux
J'avais fait des rêves
Où l'on m'aimait sans trève
Mais les rêves s'achèvent
Et toi seule m'est restée
Maman tu es la plus belle du monde
Et lorsque tout s'effondre autour de moi
Maman, toi tu es là !
(Tino Rossi)
Une mère,
Ca travaille à temps plein,
Ca dort un œil ouvert,
C’est d’garde comme un chien,
Ca court au moindre petit bruit,
Ca s’lève au petit jour,
Ca fait des petites nuits.
C’est vrai,
Ca crève de fatigue,
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue,
Ça reste auprès de sa couvée,
Au prix de sa jeunesse,
Au prix de sa beauté.
Une mère,
Ca fait ce que ça peut,
Ca ne peut pas tout faire,
Mais ça fait de son mieux.
Une mère,
Ca calme des chamailles,
Ca peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille.
Une mère,
C’est plus comme les autres filles,
Ca oublie d’être fière,
Ca vit pour sa famille,
Une mère,
Ca s’confie nos bercails,
C’est pris comme un noyau dans l’fruit de ses entrailles
Une mère,
C’est là, qu’ça nous protège,
Avec les yeux pleins d’eau,
Les cheveux pleins de neige...
(Lynda Lemay)
Je m'associe à Zaza pour te souhaiter en catimini, pas trop fort pour que personne n'entende, un ...
TRES BON ANNIVERSAIRE MAMAN !!
Tes filles qui t'aiment
04 mars 2007
Pascal Aguinalin
Samedi j'étais au théâtre de Béziers pour assister au faaabuleux concert de la faaabuleuse Jeanne Cherhal. Comme prévu la soirée a été fantastique, non seulement elle a des textes remplis de tendresse et d'émotions, mais en plus elle est totalement délurée sur scène et a un sacré sens de l'humour!!
Je l'ai (re)découverte et j'avoue être conquise! Mais je pense que nous sommes nombreux dans ce cas-là.
A vrai dire la surprise est venue de la première partie de Jeanne Cherhal...
Un "gars du pays" comme on dit, un "gars du sud" qui compose, écrit, interprète ses chansons.
Il s'appelle Pascal Aguinalin...
Tout d'abord, le personnage est très sympa. Il arrive tranquillement sur scène, sa guitare en bandoulière, commence à parler avec le public et déjà on est ravi de le découvrir, lui et son sens de l'humour très pointu..
Peu après, il gratte quelques cordes et là on se dit qu'on a bien fait de venir, c'est un sacré musicien! La mélodie s'envole, c'est joyeux, c'est léger... On commence à taper du pied et à sourire...
Viennent ensuite les paroles qui se posent délicatement sur chaque accord, enrobent les notes, transpirent de sensibilité. Il dépeind des situations qu'on a tous connues, mais lui il a le mot juste pour en parler. L'accordéon s'emballe, la contre basse rythme nos battements de mains, on envie de chanter avec lui. Il apporte beaucoup de soleil dans cette salle de spectacle sombre...
Puis une autre chanson et la gorge se serre un peu. Oui, il sait nous faire rire du quotidien, mais il sait également faire tomber une douce émotion au fond de nos coeurs. Sensible, très sensible, on le pressentait, on ne s'est pas trompé...
Les accords s'enchaînent et on finit par oublier totalement qu'on est venu voir quelqu'un d'autre. On est devant un artiste, un vrai, un entier, de ceux qu'on aimerait voir plus souvent et qui vous laissent une petite marque au fond, tout au fond.
Il occupe tout l'espace avec son immense talent, il attrape la lumière et nous la renvoit un peu plus belle, un peu plus douce, un peu plus joyeuse. Sa musique est captivante, ses textes étonnants et le monsieur très attachant...
Une dédicace et quelques mots échangés après le concert confirment qu'on a fait, ce soir, une bien jolie rencontre...
Je mets ci-dessous les liens vers son blog et son site, vous pourrez écouter quelques chansons et même commander l'album en ligne (un chef d'oeuvre, je vous le conseille) Moi j'ai une petite tendresse pour "Lilou song" et "Les pieds nus sur l'airbag"...
http://www.aguinalin.com/
http://www.myspace.com/pascalaguinalin
24 février 2007
Pour voir avec les yeux qu'on a à l'intérieur du corps
Un coup de coeur à partager avec vous ce we, c'est mon film préféré! En réalité, c'est un film d'animation... mais il a reçu le Cristal du long-métrage du 28è Festival du Film d'Animation d'Annecy en 2004 (festival dont la principale fan est ma tite maman!). Réalisé en 2003 par Sung Baek-Yeop, ce film est une pure merveille.
Depuis que leur mère est partie, Gam-i et son petit frère Gil-sun sont seuls, livrés à la volonté de la Nature coréenne. Bien que sa cécité l’empêche de s’occuper de son frère comme elle le voudrait, Gam-i le réconforte avec des images d’ "avant", Gil-sun étant trop jeune pour se souvenir de sa mère.
Ils sont recueillis par un moine bouddhiste et leur présence au temple va bouleverser la tranquillité habituelle. La discrète Gamie parvient à trouver sa place, mais Gil-Sun perturbe cet univers spirituel par son enthousiasme et sa vivacité.
En fait, ce petit garçon ne comprend pas pourquoi sa mère rend visite à sa soeur dans ses rêves, mais ne vient jamais le voir, lui qui a pourtant les yeux grands ouverts. Pour la retrouver, il décide de suivre le moine dans un long voyage initiatique...
Ce film est inspiré d'une légende coréenne. Celle-ci raconte que le jour où le rêve de l'enfant est devenu réalité, des gouttelettes aussi belles que des fleurs ont recouvert les montagnes aux alentours du temple. Les villageois ont alors commencé à appeler ce lieu sacré "Oseam", qui signifie littéralement "un bouddha de cinq ans est né ici".
Ce film ravive des émotions qui me sont chères: l'innocence de l'enfance, la pureté de l'amour et le manque des êtres qui sont partis... Mais sont-ils partis si loin finalement?
"- Ta mère est dans ton coeur fiston. Tu ne la vois pas, mais elle vit et respire en toi...
- Alors si je l'appelle de tout mon coeur, maman viendra me voir un jour!"
21 février 2007
Après tout le ciel peut attendre!
Sauve-moi, de Guillaume Musso
Rien ne prédisposait Juliette, la française, et Sam, le new-yorkais, à se rencontrer. Encore moins à tomber amoureux. Leur rencontre est explosive et magique.
L'espace d'un week-end à New York, ils vivent le coup de foudre et la passion. Mais voilà, chacun a menti à l'autre. Sam en se prétendant marié, Juliette en racontant qu'elle est avocate. Juliette doit repartir pour Paris, et Sam l'accompagne à l'aéroport. C'est l'instant décisif où leur destin peut basculer, mais ni Sam ni Juliette n'osent prononcer les mots qu'il faut pour retenir l'autre.
Une demi-heure plus tard, la nouvelle tombe : l'avion de Juliette a explosé en plein ciel. Sam sombre dans le désespoir. Mais il ignore que leur histoire est loin d'être terminée...
Un livre émouvant et plein de suspens, une histoire d'amour ayant pour paysage le New-York enneigé qui embellit le quotidien et fait s'arrêter le temps... Plongée dans ma lecture sans reprendre mon souffle, j'avais justement envie d'arrêter le temps pour protéger l'amour de Sam et Juliette. Je n'ai pas réussi. Mais je soupçonne néanmoins les aiguilles de l'horloge d'avoir tourné moins vite pendant que je lisais! Un livre dont on aimerait ne jamais sortir...
- Attention ! ! ! Juliette s'arrêta net. La voiture l'évita de justesse et, pour la première fois de sa vie, la jeune Française sentit le souffle de la mort rôder autour d'elle (... ) Déjà, il avait bondi hors de la voiture, empoignant sa trousse médicale toujours à portée de main sur le siège passager.
- Ça va ? Vous n'avez rien ? Je suis médecin, je peux vous examiner ou vous conduire à l'hôpital.
- C'est bon, je n'ai rien, assura Juliette.
Il lui prit le bras pour l'aider à se relever et, pour la première fois elle leva la tête vers lui.
Une seconde plus tôt, elle n'existait pas et soudain, elle était là, devant lui.
Il était une fois... la Fée de la Plume

J'ai eu la chance il y a quelques jours d'aller visiter une expo "Enchantements et Sortilèges" à Pézénas (le village de Molière dit-on) dans le 34. Des artisans, plasticiens et décorateurs rendent hommage aux fées d'hiver et nous font voyager dans un monde extraordinaire... Si vous passez dans le coin, profitez-en, l'expo dure jusqu'au 4 mars.
Tout cela m'a redonnée le goût d'écrire sur les fées et sur ce monde que j'apprécie tellement. Alors voici deux petits cadeaux:
- la création d'une nouvelle catégorie de liens "les fées existent" avec des sites merveilleux,
- et un poème de Victor Hugo, qui j'en suis sûre, a vu des fées!
Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère;
Elle entrait, et disait: Bonjour, mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c'était un esprit avant d'être une femme.
Son regard reflétait la clarté de son âme. (...)
J'ai tout donné au soleil, tout, sauf mon ombre
L'étrange histoire de Peter Schlemihl,
de Chamisso
C'est l'histoire d'un brave garçon sans le sou qui se voit proposer une fortune inépuisable en échange de son ombre. Comment refuser une telle aubaine? Cependant, il se rend compte très vite que l'ombre qui suit chacun d'entre nous du berceau au cimetière n'est pas aussi inutile qu'on pourrait le croire. Alors le diable vient lui mettre en main un second marché: son ombre contre son âme.
Version moderne de Faust, ce conte allemand est merveilleux, tant par la richesse de son style que par les rebondissements vécus par le héros, attachant et terriblement humain. Un livre à dévorer dès que vous le pourrez!

Un maudit petit bossu, je crois le voir encore, remarqua d'abord ce qui me manquait et me dénonça par de grands cris à la bande écolière du faubourg, qui commença sans façon à me harceler avec des pierres et de la boue.
"La coutume des honnêtes gens, - criaient-ils, - est de se faire suivre de leur ombre quand ils vont au soleil."
Je jetai de l'or à pleines mains, pour me débarrasser d'eux, et je sautai dans une voiture de place que de bonnes âmes me procurèrent.
Aussitôt que je me trouvai seul dans la maison roulante, je commençai à pleurer amèrement. Déjà je pressentais que, dans le monde, l'ombre l'emporte autant sur l'or que l'or sur le mérite et la vertu. J'avais jadis sacrifié la richesse à ma conscience; je venais de sacrifier mon ombre à la richesse. Que pouvais-je faire désormais sur la terre?
Oh les gourmands !
Un petit fait divers pour sourire un peu:
"Dix meules de comté, 30 morbiers ou fromages à raclette, et 30 à 40 kg de beurre ont été volés mardi soir dans une fromagerie du Doubs par plusieurs personnes qui ont en outre dérobé deux couteaux de fromager.
La fenêtre du magasin d'une fromagerie du Doubs a été fracturée par les voleurs qui ont rempli de fromage le coffre de leur véhicule, entre 20H00 et 23H00. Ils ont emporté environ 700 kg de marchandise pour une valeur de près de 9.000 euros, selon la gendarmerie."
D'après une dépêche de l'AFP.

En même temps, en tant que haute-savoyarde élevée au reblochon et à la tome, je les comprends! lol!
14 février 2007
Le jour de l'amour
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En cette si belle journée je voudrai vous souhaiter à toutes et tous une bonne St Valentin.
J'envoie un énormissime bisou savoyard
à mes "béquilles": mes parents et ma soeur,
un énorme bisou à mes tantes, oncles et cousins.
Je vous aime fort !![]()
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Et bien entendu un bisou tout particulier à "Toi" qui protège mes nuits, embellit mes journées, et remplit ma vie de soleil, de douceur et de rires. Je ne pensais pas un tel bonheur possible.
Quelques paroles qui te vont si bien...
Je t'aime, et pas pour du beurre ! ![]()
Si tu crois un jour que je t'laisserai tomber
Pour un détail pour une futilité
N'aie pas peur je saurais bien
Faire la différence
Si tu crains un jour que je t'laisserai fâner
La fin de l'été, un mauvais cap à passer
N'aie pas peur, personne d'autre ne pourrait
Si facilement te remplacer
Oh non pas toi
Vraiment pas toi
Parce que c'est toi le seul à qui je peux dire
Qu'avec toi je n'ai plus peur de vieillir
Parce que c'est toi
Rien que pour ça
Parce que j'avoue j'suis pas non plus tentée
De rester seule dans un monde insensé
Si tu crois un jour que tout est à refaire
Qu'il faut changer, on était si bien naguère
N'aie pas peur je veux pas tout compliquer
Pourquoi se fatiguer
Et commence pas à te cacher pour moi
Oh non, je te connais trop bien pour ça
Je connais par cœur ton visage
Tes désirs, ces endroits de ton corps
Qui me disent encore
Parce que nous c'est fort
Parce que c'est toi j'oserais tout affronter
Et c'est toi à qui j'pourrais pardonner
Parce que c'est toi
Rien que pour ça
Parce que c'est toi je voudrais un jour un enfant
Et non pas parce que c'est le moment
Parce que c'est toi
Je veux te voir dedans
Je verrais dans ses yeux tous ces petits défauts
Parce que parfait n'est plus mon créneau
Parce que c'est toi
Parce que c'est toi le seul à qui j'peux dire
Qu'avec toi je n'ai plus peur de vieillir
Parce que c'est toi
Rien que pour ça
![]()

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